C o m p r e n d r e . . . " Traçabilité "

   
 

                                                                                   

Étapes Créatives

 
         
 

" L'important n'est donc pas encore de remonter à la racine des choses, mais, le monde étant ce qu'il est, de savoir comment s'y conduire "  [ L'homme révolté - Camus ]

 
 

 

 
     
     
 

 

 
         
     

 

 
 

 

     
  2003  > L'engrenage s'articule      
 

2004  > Première réalisation d’une « peinture non peinte »

     
  2005  > Une reconstruction plus enthousiaste, plus rythmée  

 

 
  2006  > La déconstruction n'est plus l'acte référent      
  2007  > C'est la première exposition d'une œuvre déconstruite      
  2008  > Tracer son comportement culturel      
  2009  > Le Tressage devient plus important que la reconstruction.      
  2010  > Une peinture qui se démonte, se met en boite et se remonte      
  2011  > Déclencheur d'un concept d'abstraction réelle      
         
         
         
       
         
         
  2003  > L'engrenage s'articule    
  Découverte en une heureuse perception de situation de l’aspect « déconstruction » en création artistique. Une sensation inoubliable; mais quelle déconstruction?  Pas seulement une déconstruction qui consisterait à "déconstruire" des idées ou des concepts, mais la vraie, la matérielle et physique. Cela a été l'envol, sûrement le fer de lance de mon engagement dans cette trajectoire artistique. Le préambule s'est établi autour d'une peinture banale de ma production qui achevée, ne présentait vraiment aucun intérêt, même décoratif. Constatant ce résultat accablant, ne me restait qu'un seul aboutissement, ce que je fit, tenter de récupérer ce qui pourrait encore resservir, le support.    
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  Donc, c'est le retrait intégral, en une très chaude et très ensoleillée journée d'août, de la peinture à huile encore mi-fraîche de sa toile. Support récupéré et même la peinture récupérée sur du papier journal utilisé pour nettoyer l'outil de ravalement. Toile bien raclée, mais reste encore imprégnés quelques vestiges de mon "œuvre" précédente. Un brin de nostalgie et ce souvenir, ce reliquat, cette "toile" dépeinturlurée a eu droit, surtout pour divertir mes amis, a un accrochage de garage.      
       
       
       
  Du temps passé et la peinture récupérée sur son papier a séchée. Souhaitant m'en débarrasser, je suis intrigué par l'assemblage, la composition de ces bribes de peinture écrasés. Perplexe face à cette disposition, à cette installation brute et sauvage, je procède pour améliorer ce résultat a séparer les parties de peinture du papier.      
       
       
  Je me divertis donc agencer à ma guise ces morceaux, à tenter de réaliser une nouvelle surface, une nouvelle composition. Par la séparation de la peinture de son support d'origine et sa récupération, je me retrouve utiliser de la peinture déjà servie pour la confection d'un nouveau tableau. L'engrenage s'articule, se met en place. Déjà s'échafaudent mes premières projections. Avec le petit stock de morceaux constitué, je passe à l'aménagement de cette peinture détournée.      
       
       
       
  Faire des essais, mettre patiemment côte à côte les éléments, mais je manque de provision, il faut en refaire. Pour obtenir une qualité opérationnelle, il m'est nécessaire d'extraire la peinture bien sèche, bien rigide. La technique se précise. Extraire, n'est plus le terme pour désigner cette séparation de peinture solide de sa base. C'est devenu du façonnage, une déconstruction. Ce passage "de retrait" à "déconstruction" est la première idée forte, le premier concept actif, l'acte originel de cette nouvelle démarche artistique.      
       
     
       
     
       
         
         
  2004  > Première réalisation d’une « peinture non peinte »  

 
  Il serait à remarquer que par la valeur de leur déconstruction et de leur réutilisation, les matériaux engendrés se révèlent captivants. Quel rôle ont acquis ces reliquats? Ils cautionnent sûrement le souvenir de l'œuvre précédente et ne tombent pas du ciel, ils ont en eux une histoire et chacun d'eux est un véritable fragment de mémoire. Participant à développer des formes et des concepts nouveaux, en conséquence la fragmentation d'une ex-œuvre s'apprécie comme un acte premier dans un processus de reconstruction.  

 
   

 

 
   

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  La déconstruction, la fragmentation dévoilent donc une nouvelle attitude, une nouvelle énergie en créativité. Elles exhibent le caché, le non vu d'un aspect soustrait de l'œuvre précédente. Mais quelle combinaison utiliser pour esquisser le spectacle? Combiner, mais dans quel sens? Ces fragments ont en effet acquis deux sens, un recto, le visible d'avant la déconstruction, et un verso, la face qui n'existait pas mais qui était dans la peinture tout contre la toile.      
       
       
       
  Quelle face de fragment dois-je efficacement utiliser? Faut-il restituer l'œuvre précédente et associer les rectos, où faut-il rechercher une nouvelle vision en exhibant les versos? Reproduire ne m'apparaissant pas comme la démarche créative convaincante, je m'oriente vers la face que la déconstruction a crée, et retourne délibérément tous les fragments à employer. Un nouvel acte vient de s'affirmer, l'inversion de tout les fragments.      
       
       
       
  Je viens d'acquérir trois concepts artistiques, la « Déconstruction », la « Fragmentation »  et l'« Inversion ». Trois actes premiers qui permettent de déterminer, de pouvoir concevoir une démarche avec de la matière artistique. Un ami, essayant de déchiffrer mon bricolage me confie une quarantaine de croûtes, même pas exposable dans un garage, héritée de son voisin, artiste au sens académique. Le sort en est jeté, me voila maintenant dans la déconstruction d'œuvres d'autre, tout arrive.      
       
       
       
  J'entre en formation, en apprentissage artistique. j'apprendre la complicité avec la matière et surtout que la déconstruction est une technique. Je me découvre avec des toiles d'autres déconstruites et des fragments. Sur quoi les disposer? Choisir le même support que le déconstruit, de la toile, ne m'enthousiaste pas. J'opte pour du panneau bois, plus rigide. Ma première reconstruction artistique s'effectue simplement par collage et le résultat, "Vague à l'âme", reflète assurément cet événement.      
       
       
     
  Première réalisation d’une « peinture non peinte » dont la peinture déconstruite, fragmentée, inversée est issue d’une autre œuvre et reconstruite librement sur autre support. D'autres suivent avec la nécessaire conviction investie. "Parenthèse vécue", la seconde, porte en elle comme une empreinte la trace de l'effort, de la peine versée, de l'acharnement créatif. Pour assurer le bon scellement des fragments, je coule entre eux de la peinture à base de pigments, " le liant ".      
       
       
       
  Hésitations, tâtonnements, recherches de références, longs moments de perplexité deviennent une routine. De l'assurance pendant les déconstructions m'autorise des résultats plus rapides et une meilleure concordance de fragments. Je peut le constater dans "Séduction vécue", "Parenthèse vécue", "Vécu immédiat". Une des œuvres originale exécutée avec peu de peinture sur sa toile me conduit a développer une technique particulièrement complexe en déconstruction. J'obtiens de ce fait des fragments considérablement fins qui vrillent et gondolent en tous sens. Ils m'ont demandés beaucoup de patience et de pragmatisme pour la reconstruction toujours de "Vécu de soi".      
       
       
       
       
       
       
         
         
2005  > Une reconstruction plus enthousiaste, plus rythmée  

 
  Encore de nettes améliorations pour tous mes modes de fabrication. Tous les fragments prélevés sont maintenant exploitable et je commence à configurer efficacement les assemblages des reconstructions. "Inclusion fusionnelle" essaye d'appliquer l'idée de restitution de l'original malgré l'inversion des fragments. Toutefois, j'en suis effectivement à me lasser de ces fragments à la forme indéfinie, arrachée, qui les faisaient se combiner, se comprendre entre eux.    
       
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Je m'éloigne de l'idée de "reconstruction libre" pure et simple de ce début pour d'autres rivages. J'essaye maintenant de fragmenter plus en longueur, avec peu de largeur et je me permets, "Phénomène d'intuition" une reconstruction plus enthousiaste, plus rythmée. Vient une petite série, prolongement de créativité de fragmentations en bandes, des reconstructions soit à la verticale, "Esquisse d'autre", "Lui même et soi-même", soit à l'horizontale, "Être, conscience et culture", "Naïve conscience".

     
       
       
       
  Une aisance de plus en plus palpable en déconstruction me permet d'acquérir des surfaces de fragments importantes. Dois-je les réduire, les déchirer pour pouvoir les insérer dans des compositions? Morceler la peinture d'ex-œuvres ne procure que des résultats modestes et ne permet pas de progresser. je m'abandonne dans les bras de mes ciseaux et confectionne des fragments presque carrés. Pour la reconstruction, c'est façon carreleur, les fragments (carreaux) côte à côte soit simplement collés  "Inanité", soit liés "Dispersion du lieu".      
       
       
       
       
  Le carrelage ayant fait école, mais désirant conserver l'aspect "géométrique" moins libre mais plus construit de mes découpes précédentes, je conçois de mettre en cadre, de celluliser les fragments à utiliser. Disposés en vrac collés ou soudés, oui soudés au chalumeau, c'est nouveau en peinture, "Chimère", "Aujourd'hui est un pont", "Allégorie" en sont une démonstration;  soit agencés en par une disposition compacte, rythmique obtenue avec des fragments en bandes. "Temporalité", "Transcription du doute", "Dit-joint"      
     
       
       
       
         
         
2006  > La déconstruction n'est plus l'acte référent  

 
  Je commence à disposer d'un large petit stock de fragments en surplus, non utilisés pour les reconstructions précédentes. Voulant l'évaluer, mieux le dénombrer, je disperse le tout sur ma table de montage. Là, s'aménage, se constitue un assemblage de toute la diversité des fragments. Assemblés sur support, garnis de "liant", ils deviennent ma première réalisation élaborée avec des fragments de peinture provenant de diverses œuvres de différents auteurs.    
     
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  Un mariage multi-créations, ma première œuvre véritablement hybride, "Kaléidoscopie"Elle porte en elle par ses divers éléments, une narration différente, un imaginaire plus fort, une collection de souvenirs. Un vrai recueil, un vrai musée à elle seule. Faut-il encore aller plus loin que mélanger la provenance des fragments, mixer les rectos et les versos?      
       
       
  Après avoir ramassé à plusieurs reprises mes nerfs en vrac, je me permets d'effectuer une déconstruction intégrale.  Une œuvre originale déconstruite en une seule partie. Cette pionnière en mono-fragment me désoriente par son résultat, un peu déchiré et balafré, mais inversement entier. Reconstruction facilitée pour " Tension" et "Bleu à l'âme" qui consacrent déjà le chemin parcouru, la complète confirmation des méthode de "Déconstruction". Cela découvre aussi un renforcement conceptuel engendré par cette abstraction intégrale issue unitairement d'une ex-œuvre.      
       
       
       
       
  Fin de la datation à la déconstruction de l'œuvre de base. La déconstruction n'est plus l'acte référent. Je m'oriente plus vers une mise conjointe de la trilogie  Déconstruction / Fragmentation / Inversion. Personnalisation comme actes premiers, comme ensemble de préconception. Fin de la période enracinement ! Me voilà déterminé à dater à la reconstruction, au futur, ce qui me parait maintenant logique. La reconstruction devient majeur, devient plus indépendante.      
       
       
       
         
         
         
2007  > C'est la première exposition d'une œuvre déconstruite  

 
  Après la réutilisation des fragments vacants,( "Kaléidoscopie" ) je me tourne vers un autre stock de tous petits morceaux, des copeaux de peinture déconstruite balancés dans un bidon. Que faire de tous ces petits morceaux d'art? Je ne vois pas de raisons pour les reconstruire un par un, cela demanderai un travail titanesque, beaucoup de temps et surtout beaucoup d'énergie.   

 
   

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  Mais j'insiste (entêtement artistique?), choisis la facilité, prends un support, l'enduit de "liant" et ... par poignées, projette les copeaux dessus. Voila de la création active, de l'Action-Painting pure, du "dripping" non plus avec de la peinture liquide pour une abstraction lyrique aplatie,mais avec de la peinture ferme, de la peinture qui a eut de l'existence, une histoire, une abstraction tout aussi lyrique qui prend du relief. C'est du 100/100 spontané, subjectif, la reconstruction m'étonnera toujours!  "Amer matin", "Tumulte", "Déracinement". J'apprends inlassablement à faire de la peinture sans peindre.      
       
       
       
       
  Répit pour mes recherches en reconstruction et m'intéresse plus au support. Depuis mes premières reconstructions, tout à été créé sur du support en panneau bois, très pratique, rigide! Il me semble nécessaire maintenant de me détacher de l'éternel support, l'endroit où tout y est apposé, tout y est vécu, la maison de la peinture. Comment se débarrasser du support? La meilleure solution serait peut-être de ne pas en avoir.      
       
       
       
  Me voila parti pour de la reconstruction sans support. Je prends des fragments, les fait se chevaucher légèrement et les fixe. Par cette disposition, toute la surface n'est pas recouverte. Des vides se dessinent en accentuant le coté déconstruit et abstrait de la réalisation. Pour renforcer le tout, par perfectionnisme, j'ajuste une légère ossature métallique semi-rigide que je recouvre d'un revêtement en acrylique/billes. Ainsi née la première reconstruction avec des trous, "Non de non", autoportée qui aura toujours l'impression de flotter sur le mur qui l'accroche.      
       
       
       
       
 

Voulant sortir mes œuvres pour voir, apprécier si elles savent se comporter en public, j'en inscrits une à un concourt artistique. C'est la première exposition d'une œuvre déconstruite, reconstruite, "Kaléidoscopie". L'accrochage se déroule dans un musée, ce qui est amusant pour une œuvre qui est en elle même presque un musée! Elle finira quatrième, après les copinages de rigueur et de service, et un gros cochon rose, semi figuratif. C'est la délivrance, c'est parti !

     
       
       
       
       
         
         
  2008  > Tracer son comportement culturel  

 
  Déjà de petits dévergondages dans le reconstruit. Une intuition porteuse me persuade de mieux caractériser cette phase. Je m'aventure à rechercher, à cerner des signifiants plus démonstratif. La reconstruction ne peut être simplement un exposé, un aperçu de déconstruction, mais nécessite d'exprimer, de tracer un comportement culturel. C'est les premiers réglages de rétroviseur avant d'adopter. La reconstruction, avec ou sans support, se doit être au-delà d'une simple affirmation.  

 
   

 
   

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  L'état expérimental est en général un état de contrariété. Comment reconstruire contemporain? Pour atténuer mon impatience, me modérer, je continue inlassablement à déconstruire et résolument, je parviens à obtenir des surfaces déconstruites assez importantes. Que faire des ces vastes formats qui s'accumulent? Assemblés par paires et soudés, ils inaugurent les moyens formats, "Considération du oui", "Rhétorique du doute". Je suis assez satisfait de ces assemblage, mais observe et note qu'ils sont aussi et toujours dans une destinée d'exhibition.      
       
       
       
       
  Une ultime pensée pour les œuvres bâties façon carreleur m'encourage à découper les grandes surfaces accumulées en bandes et me décide à me concentrer sur la pertinence de la forme des œuvres à produire. Je ressens le besoin d'accoupler tous les opposés, le déconstruit, le construit, l'envers, l'endroit, le fragmenté, l'entier. La voie est tracée et me voila à confectionner, à tresser des bandeaux de peinture, à m'éloigner de la reconstruction "libre".      
       
       
       
  Une petite exposition collective dans une ville du sud réputée pour son thermalisme me donne l'occasion de présenter mon premier tressage artistique. "Nouvelle saison"  Un commentaire m'a cloué en même temps que mon œuvre encore toute fraîche: "hors sujet" Compliment? Toutefois je l'ai ressentis comme tel et m'a conforté à être de fait créativement, "hors sujet", hors académisme.      
       
       
       
  Cette péripétie m'a convaincu du besoin de communiquer plus efficacement sur mes "sujets". Réservation de ce .com et début de la mise sur la toile de la "déconstruction artistique". Que dire, et comment? Ma cogitation va devoir s'affirmer. je dois en plus préparer une exposition personnelle de plus de cinquante œuvres, toute ma production. Le thème que j'affecte, que je souligne par un logo accrocheur, persiste constamment dans la description du processus créatif. Des débats, des discussions, des articles dans les presses régionales me font évaluer l'écart qui puisse exister entre un état de création avancé et la perception de son époque.      
       
       
       
       
       
       
         
         
  2009  > Le Tressage devient plus important que la reconstruction  

 
  C'est le lourd chantier de la communication Internet que je mets instinctivement en place sur trois axes constitutifs : Comprendre, Identifier/Voir et Échanger. Début un peu bricolé avec toujours mon à priori fâcheux de considérer la déconstruction comme un but. Quatre galeries déployées pour exposer : le Loft-Art, qui n'a d'ailleurs pas changé de nom, pour les œuvres principales de l'époque, l'historique maintenant, le Stew-Art pour le lyrisme, le Shape-Art pour les œuvres qui glissent sur les murs et les Défrags pour les supports dépeinturlurés.  

 
   

 
   

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  Toujours en parfaite confiance sur ma démarche artistique, je produis par tressage avec une orientation vers le moyen format carré. C'est la création d'une œuvre par mois, "Carrés blancs sur fonds blancs", "La peste", "Ipso-facto", "Structuration" etc, c'est l'année de la peinture tressée. C'est surtout l'année où le Tressage devient plus important que la reconstruction. Émerge peut à peut l'idée créatrice de processus, de temps constructif.      
       
       
       
  C'est l'année aussi du début des lointaines expositions et de la route. La peinture tressée questionne, intrigue, séduit, mais ne fait pas encore la bascule théorique artistique. Tout est trop lié au terme de "déconstruction" qui malgré la contribution intellectuelle de certains philosophes et linguistes reste toujours malintentionné, mal considéré. La déconstruction touche trop au corps, à l'existence même.      
       
       
       
  Une satisfaction, je constate une forte consultation du site internet surtout par les nord-américains. Les termes "Déconstruction", "Fragmentation", "Inversion" y sont sans doute vécus moins négativement. J'inaugure déjà un premier "relookage" qui se poursuit d'ailleurs toujours, basé sur l'éternelle reformulation esthétique et théorique. C'est de la communication de communication !      
     
       
       
         
         
  2010  > Une peinture qui se démonte, se met en boite et se remonte

 
  Déjà j'accuse l'accompagnement d'un certain bagage créatif autour de moi mais je repère que je ne suis pas encore allé jusqu'au bout, que d'autres traçabilité doivent se dégager. Je m'y emploie, c'est créatif, et trouve qu'il pourrait paraître inaccompli pour le tressage de ne pouvoir modifier l'ordonnance des bandeaux après leur assemblage. Le tressage c'est de la reconstruction en automatique, par impulsion, sans pouvoir réellement intervenir pour l'esthétique finale. Faut renouveler!  

 
   

 
   

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  Il suffirait de rendre autonome chaque bandeau pour pouvoir en disposer plus librement, pour pouvoir le tresser et le détresser à volonté. Une œuvre d'art ne doit plus être un monument immuable, une vérité en soi, un tout pour l'éternité. J'applique donc à chaque bandeau son propre support, sa propre rigidité et je les reconstruits, effectue l'assemblage avec des trous et des vis.      
       
   

 

 
  Tous les bandeaux accordés, vissés, l'œuvre est constituée. Tous les bandeaux dévissés, l'œuvre est démontée. Reste à l'amateur, à l'exigeant de façonner sa propre reconstruction, sa propre abstraction, sa propre œuvre autant de fois qu'il le souhaite en recomposant les fragments. Coup d'œil aux structures permutables de Robert Morris et aux formes évolutives de Sol Lewitt. Comment dater ce type d'œuvres qui se renouvellent à volonté? Sont-elles hors temporalité? Des d'expositions artistiques se précisant, il ne manque plus que des boites pour les  finaliser, les protéger et les  transporter.      
       
       
       
       
  Nouvel axe créatif. Une œuvre, une peinture qui se démonte, se met en boite et se remonte, une œuvre qui se permet d'effectuer sa propre signification. Une nouvelle expérience en reconstruction de fragments et en utilisation de support, cela mérite un emplacement particulier sur le site Internet. Un seul terme pouvait adroitement résumer cette démarche, cette performance, cette désinstallation/réinstallation, le Kit-Art.      
       
       
       
  J'ai le plaisir d'exposer à deux reprises l'œuvre qui se démonte et se remonte, qui se désinstalle et qui n'a pas encore de nom. Je me suis fait le plaisir à exposer en même temps au pied, la boite qui lui sert d'emballage. J'ai eu le droit à un rédactionnel pour cet évènement. Comme d'habitude, le public cherche les pots de fleurs. Je n'ai que approbation de la part de certains confrères, est-ce toujours éprouvé?      
       
       
       
       
         
         
  2011  > Déclencheur d'un concept d'abstraction réelle  

 
  Me voilà maintenant avec de l'art qui provient de déconstructions qui, en plus a été fractionné, mis à l'envers, a été reconstruit sur support ou sans, a été tressé pour affirmer une volonté et qui même parfois peut se désinstaller. Quelle excursion ! Il ne m'est plus possible à cet échelon de rappeler et souvent d'expliquer tous ces concepts, toutes ces techniques employées. C'est trop laborieux à nuancer, notamment pour être compréhensible par l'observateur. Il est temps, il me faut dépister une caractérisation simple, une synthèse pour caractériser mon périple.    
     
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  J'observe chez mes visiteurs, mes correspondants de la toile, de plus en plus souvent des attitudes de discernements. Une tendance semble se dégager pour accorder des aspects "réalité", "évènement" à la création que j'effectue. Il apparaîtrait que toutes les techniques que je configure, que tous les concepts que je déploie tendent vers une interrogation de l'instant, de la matière, de la mémoire.      
       
       
       
 

Serais-je arrivé avec l'art en kit à une abstraction intégrale de la peinture, une manière particulière d'appréhender le réel en une époque où l'évènement et l'objet sont roi. L'art en kit serait-il déclencheur d'un fonctionnement d'abstraction réelle? Nous connaissons l'abstraction qui a été descriptive soit par la forme, soit par le geste, soit par la géométrie, soit par la couleur, soit par l'idée, soit par la matière. Par une recherche d'authenticité, de pertinence dans la forme, le geste et l'idée n'encouragent-ils pas la déconstruction, la désinstallation, la fragmentation, l'Inversion, et ses processus de reconstruction, le tressage.

     
       
       
       
   
  Ainsi huit années après sa naissance, s'affirme une abstraction réelle, je la porte à mon crédit. Il me sera nécessaire  d'échafauder plus concrètement les lignes de son existence et de débarrasser certains concepts parasites. C'est une destination vers une simplification conceptuelle, un nécessaire dépoussiérage. Effectuer de l'abstraction réelle ou autre n'est pas si simple que cela pourrait sembler. C'est donc une forte période d'intention qui s'amorce, peut-être un redéploiement, de nouvelles idées se bousculent.      
       
       
   

 

 
 

 

 
         
         
         
  2012  > Notes...2012      
  Relookage intégral du site devenu indispensable à mes avancées théoriques (abstraction réelle) pffff...      
  Chaque étape artistique développe son propre langage, l'abstraction réelle crée le sien      
Essais sur la particularité du tressage. Rien n'est éternel. J'ai encore à découvrir !      
Je suis de plus en plus étonné de l'aspect descriptif sociétal du tressage.  

C o u p d ' œ i l . . .

 
   L’histoire de l’art n'est une histoire collective de la mémoire et l’abstraction réelle crée des objets mémoire.  

"Animation" Tress-Art"

 
L’abstraction réelle propose une nouvelle abstraction par la matière.   "Animation" Loft-Art"  
 

 

  "Animation" Stew-art"  
      "Animation" Shape-Art"  

 

  "Animation" Défrags"  
 

 

 

I d e n t i f i e r . . .

 
 

  Tress-Art  
    Loft-Art  
 

Page en perpétuelle élaboration

  Stew-Art  
 

 

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