C o m p r e n d r e . . .  " Méthodologie de fabrication"  

 

 

                                                                               Niveaux Sensibles

 
   
   
   
   

Les actes premiers   

 

Comme un enfant, par curiosité, perspicacité, par excitation, je démonte mes jouets,   je les mets en morceaux,  [ Fragmentation ]   je mélange les pièces,  [ Inversion ]  et... je remonte un tout. [ Reconstruction ]

 

Les processus de création 

 

Il est nécessaire de disloquer les concepts dépassés, [ Désinstallation ]  désuets pour imaginer, [ Échantillonnage ]  créer une autre dimension, une autre sensibilité, [ Réinstallation ] assembler un autre monde. [ Tressage ]

 
       
       
     
       
       

     [ Déconstruction ]    - C'est physique !

 
   

 
Effectuer une Déconstruction est véritablement un acte premier créatif. C'est une ouverture de pistes de réflexion et toujours un début pour des phases significatives de création.  

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La création pour l'œil, la création pour l'idée sont périmées. Il nous est nécessaire de revenir vers la matière. La déconstruction physique en est le premier pas.      
       

 

 
Il faut accepter que l'art puisse être mortel par l'énergie de sa déconstruction.

 

 
     
Entamer la déconstruction d'une œuvre marque une farouche volonté de recherche d'autres sens, de nouvelles émotions. C'est une quête marquée d'excitations et de moments dramatiques. Révéler le masqué tient toujours d'une forte curiosité, d'un profond désir d'intention, de découverte. C'est une recherche d'autres modèles culturels.    
   
   
     
Déconstruire est un moyen spontané, un procédé de fouille dans la mémoire. C'est le départ typique d'une aventure.    
     
Déconstruire permet de court-circuiter les différents domaines de la pratique artistique coutumière. C'est ainsi dire, la démarche inverse.    

 

 
       
La déconstruction rompt le lien fondamental, lien nombriliste qui lie le créateur à son œuvre, la projection de l'homme à son ouvrage.      
   

Déconstruire c'est passer d'un autre côté, d'un monde montré, objectif, conforme, consommé, au monde subjectif du non vu. 

 

   
         
Déconstruire, désinstaller physiquement une œuvre, c'est ne plus la considérer comme un tout artistique, un ensemble inamovible, une éternité en soi, un aboutissement. Par la mise à nu, le retrait de sa "peau" qui lui donnait "être" ou "existence", ne subsiste que son support et sa structure morcelée, fragmentée.      
     
     
       
L'acte de déconstruction développe fortement la rêverie et fait percevoir les fragments obtenus comme les sujets de futures conceptions. En déconstruisant, j'effectue méthodiquement la recherche de nouveaux et futurs matériaux.   
 
   
Par sa déconstruction, l'œuvre est réduite à son concept matériel, primitif.  Elle prévient une future structure à double sens, signifiant et signifié.    
     
     

 

 
       
 

     [ Fragmentation ]   - Il y en a partout !

 

 
Autopsie de l'œuvre précédente, la fragmentation dissocie le tout, c'est son vrai dépaysement. Fragmenter est aussi un acte premier purement créatif.

 
 

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La fragmentation atomise "l'ex-œuvre" (oui, elle est devenue ex) et la rend spatiale.  
   
L'ex-œuvre morcelée, désinstallée n'existe donc plus, sinon qu'en temps que matériaux. Elle est devenue un vague bric-à-brac, le "stock".  
     
       
La Fragmentation permet de lire dans et par la trame. Quelle est le reliquat, la mémoire de l'œuvre déconstruite?      
     
Le fragment mémorise et transporte les éléments du vécu de l'ex-œuvre. Il possède en lui la sonorité visuelle qui sollicite une reconstruction inévitable.    
   
     
Moyen de déplacement, le fragment est le transport du souvenir, de l'imaginaire, de la mémoire, de l'action.    
     

Chaque fragment devient proposition car il est réellement devenu un évènement qui possède en lui un agglomérat de mémoire, de passé, d'histoire.

   
 

 

 
       
Chaque fragment est un document, c'est la conscience instinctive d'un évènement. Chaque fragment pourrait de fait devenir une œuvre originale.       
     
       

La fragmentation pris isolément est donc un ordre du suspens, du conservatoire, un édifice du souvenir, de la mémoire, des instants passés.

     
   
     
Chaque fragment développe sa propre émotion, son propre caractère, son propre tempo. Il devient un élément complet et compact de son vécu. Les fragments, phénomènes isolés par l'abstraction de la fragmentation deviennent une véritable conserve de souvenirs.    
   
   
       
   
       
         

     [ Inversion ]   - Du vrai puzzle !

 

 
Inversion ou renversement, c'est l'activité dissymétrique entre le passé et le futur et de ce fait, un acte créatif premier.

 
 

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Les fragments déplacés, changent de caractère, de signification, d'aperçu sur eux-mêmes. L'art inversé devient mutant.  
     
L'inversion suspend la déconstruction, efface sa trace, capte la part du vide et initie à une nouvel événement créatif.    
     
Le retournement interpelle aussitôt une nouvelle esthétique. L'inversion est le passage spontané de l'ex-œuvre symbole du passé, à son inverse, la découverte, un nouveau paysage.    
   
     
La création n'est plus figée. Désinstallée et renversée, elle bouge et développe une nouvelle signification pour son futur, une nouvelle démarche créative.    
   

 

 

 
Le déplacement, l'inversion créent une remise au présent et évitent d'appliquer un schéma tout prêt sur la réalité.    
       
L'œuvre retournée révèle toujours la contestation de son être tout en conservant la théâtralisation de ses signifiants.    
     
Le renversement, l'inversion conduisent à la mutation d'états devenus flottants, l'endroit et l'envers.    
     
L'inversion est un acte de plaisir dont le processus entretient le désir.    
   
Rechercher le non-dit, le caché, le soustrait est un exercice initial que doit exercer tout acte créatif, toute inversion.      
       
     
       
       
     [ Reconstruction ]   - Là, ça devient sérieux !  

 
   

 
  Je déconstruis, je fragmente, j'inverse, donc ...je reconstruits, je crée, mais comment?  La reconstruction est l'idée première du processus de la création.      
 

 
   

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Une abstraction est une mise en place, une reconstruction d'éléments, une interrogation ininterrompue pour une communication. Toute création nécessiterait être un dialogue, une reconstruction de signes avec et dans le présent. Entrer dans un processus créatif est une initiative culturelle.      
     
       
         
  Plus besoin d'ébauches, d'esquisses, de techniques artistiques pour accéder à l'évasion créatrice, pour aller au delà des usages qui régissent la création. La reconstruction est une recherche de nouvelles réalités.      
       
       
Acte ultime de créativité, les processus créateurs permettent à la peinture de se peindre elle-même. Les fragments se corrigent eux-mêmes dans l'expérience de leur réinsertion, leur reconstruction.      
     
       
       
Faire en sorte que pour chaque sujet à renouveler, à réinterpréter rien ne reste en-dehors et que l'ensemble retrouve une apparence, une signification. Démarche, certes ordonnancée, mais néanmoins première, intuitive, initiale.      
     
       
Ne plus être devant la toile blanche avec une mise en scène à organiser, mais avec des tranches de vies entre les doigts, des matériaux à employer.      
     
       
Un processus créatif est un énoncé, le déroulement de l'action créatrice en matérialité. Toute reconstruction combine des actes et idées dans son "écriture automatique" et degrés successifs d'intégration.      
       
       
Tout processus créatif, toute reconstruction lissent les disparités, créent un rapport d'héritage, un rapport d'évaluation, un rapport d'interrogation. Toute reconstruction est un outil d'expérimentation artistique.      
     
       
Tout processus reconstructeur ne produit pas uniquement de l'abstrait, du non-figuratif ou autre mais au-delà, cherche une vision authentique, une performance non seulement à voir mais à deviner, à interpréter.      
     
       
Les différents processus en reconstruction que j'utilise me permettent d'aller au delà de toutes modalités de conception et de perception. Ils autorisent des mariages inter-créations, inter-œuvres, inter-fragments sans aucun interdit pictural pour une abstraction réelle.      
     
     
       
Traducteurs de signe, toutes expérimentations créatives créent des narrations graphiques, développent des actes sociétaux, des pactes, des contrats.      
     
       
  L'art est toujours double, rétinien (physique) et intellectuel (idéologique). Tout processus de reconstruction, dans sa matérialité, dans son imaginaire, dimensionne tous les concepts à sensation, toutes les valeurs individuelles, toutes les expérimentations.      
     
     
       
  Un processus reconstructif pourrait être un éclairage à repérer un itinéraire créateur particulier et rendre compte de son épaisseur créatrice.      
       
       
L'art ne peut être une culture fixe. Un processus en reconstruction innovateur décloisonne, propose une multitude de repères inédits, et permet même une réappropriation de la création.      
     
       
Une expérimentation conceptrice libère fortement du complexe d'expression. Entrons dans la machinerie contemporaine du stimulus, du pouvoir de la créativité. Une reconstruction, une réinstallation, un tressage, tous ces processus créatif sont des actes de stratégie intimiste, de réalités autonomes.      
     
     
       
Il serait temps de sortir du concept d'élaboration académique, la création n'est qu'une forme de bricolage. La puissance d'une reconstruction, c'est que c'est simple et que tout le monde peut l'exécuter.      
     
       
Expérimenter, échantillonner, c'est prendre, disloquer, détourner et remixer pour obtenir une esthétique, recoder le présent, remettre de la lumière. Créer, reconstruire, c'est changer de circonstance.      
     
       
La reconstruction nous apprend à garder l'essentiel dans la transformation. C'est une réalité, la valeur du réel d'une démarche autonome, prospective et créatrice.      
     
       
     
       
       
     [ Tressage ]     - Une maille à l'endroit, une ...!    
     
  Le Tressage oriente la vie fragmentaire de l'abstraction, dresse ouvertement des parts de matériel et des parts d'immatériel. C'est de la reconstruction sexuée, une parfaite mère souche. C'est une mécanique pour une abstraction, un processus premier.      
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  L'œuvre antérieure défaite, désinstallée, fragmentée et retournée a abandonné toute intention pour se prêter à une nouvelle variante d'évolution. Tresser est un acte culturel.      
     
       
Reconstruire par Tressage de fragments de peinture crée une "sculpturation" de cette peinture, une mise en forme architecturée, une actualisation institutionnelle, sociale.      
     
       
Le Tressage est une nouvelle abstraction. Le tressage ne s'inscrit pas sous une bannière géométrique. Le tressage est la volonté de créer un ensemble, un corpus de matière, un corpus de mémoire, un corpus d'idées. La création ne peut plus être au-delà, ne peut plus être ailleurs.      
     
       
       
Par une nouvelle réalité produite, une reconfiguration et la recherche de l'énigme à dénouer, le Tressage ne peut être qu'un fait affirmatif. Quels sont les référents de goût de notre époque?      
     
       
Le Tressage crée un nouveau caractère de totalité par le formatage et l'installation des éléments, des fragments qui le composent. Par tressage, la création se combine, s'associe, rassemble et développe un nouveau réel.      
     
       
Le tressage peut-il être un essai vers une organisation de la conscience humaine, une tentative de donner une idée claire, une idée structurée dans la mondialisation actuelle?      
     
       
Le mécanisme du Tressage est aussi un acte de récréation dont le divertissement stimule la "création" jusqu'à sa table, son espace de reconception, de remise en forme. C'est le point où peinture et non peinture se confondent.      
     
       
Un spectateur, devant une abstraction réelle, ne peut se réfugier dans une indifférence de perception. Il est obligé par le tressage observé de participer a l'impulsion des nouvelles zones de sensibilités picturales déployées.      
     
       
  Le tressage révèle la structure physique des ex-œuvres utilisées et d'elle même. C'est un principe dynamique. La peinture est une base matérielle et son Tressage n'est possible que par une farouche volonté d'appropriation, d'identification, de projection.      
     
       
     
       
       
     [ Échantillonnage ]    - Tout un système !  

 
     

 
  La tactique pour l"échantillonnage est d'une brutale simplicité. C'est la phase d'élaboration, la recherche de ressource et la mise en adéquation d'éléments, de matériaux pour engager une reconstruction. C'est une mise en bouche.  

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  Un échantillonnage n'est pas l'absence de recherche plastique ni de création valise, bien au contraire! Quelle est la part de spontané, quelle est la part de conscient ? La déconstruction, la fragmentation, l'inversion sont des actes spontanés, la conduite du processus de reconstruction est conscient, l'échantillonnage est le lien.      
       
       
         
  La création n'est plus seulement l'exploration de soi-même ou des autres. Un engagement en échantillonnage observe tous les comportements créatifs, interroge toutes les apparences.      
       
         
  Ne plus perpétuer un art d'accumulation créative, mais au contraire miser pour s'extraire du contenu, pour boucler l'œuvre originale sur elle-même. Toute démarche en échantillonnage est un acte agissant.      
       
         
  Un échantillonnage nous guide à retravailler la peinture par la matière, à faire de la peinture avec de la peinture. Échantillonner est la recherche de l'objet, de l'organe sexuel nourricier, c'est une démarche initiatique      
       
         
       
         
     
 

       [ Désinstallation ] - Tout est à plat !

 
 
  Une Désinstallation se doit inventive car sa démarche, processus en création, questionne, engage et affirme des notions de traces pour se diriger vers une abstraction fondée.      
   
 

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La Désinstallation peut-être problématique car son actualité est de sortir d'un utilitarisme pour s'orienter vers une attitude de questionnements, d'élans. Ne serions-nous pas en une époque de surgissement, de ce qui divulgue, ce qui distingue, de ce qui se voudrait?    
       
       
     
L'art est fait que d'intentions et de matériaux.    
   
Par la modification physique de l'œuvre et la difficulté du cerveau humain à mémoriser une transformation, une Désinstallation élargit toutes les manigances du sujet et de la forme.    
   

 
 
Désinstaller intentionnellement est une affirmation forte de désir. Cela institue une tension persévérante entre réalité et  apparence.  
     
 
Une Désinstallation est une démarche qui n'a besoin ni d'influences, ni de références pour concevoir, pour imaginer, pour se faire.  
     
 
Désinstaller, c'est jauger et désorienter les principes d'une situation complexe avec l'éventualité de la dette incontournable, socioculturelle, idéologique de restituer. C'est aussi éliminer l'oppression du tragique.  
     
         
  La maîtrise "artistique" pour la Désinstallation ne compte plus, seul reste la pulsion de l'évènement.      
   
  Désinstaller est dénouer une intrigue. Ce n'est plus l'idée pure de base ou sa performance qui priment, c'est  l'aboutissement de son processus.      
   
     
  Désinstaller, c'est déboîter les concepts jusqu'à leur épuisement. Chaque désinstallation est obligatoirement différente, donc est un évènement.    
       
     
       
         
   

     [ Réinstallation ]    - Ça déménage !

 

 
Une Réinstallation restitue inlassablement et inévitable toute nouvelle valeur d'usage par sa manœuvre de permutation, de reconception. Cela ne peut être qu'un processus premier de création.

 

 
   

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Action qui active l'imagination, qui reconstruit culturellement, une Réinstallation reconduit hors champs les rituels de la création, de l'idée.

 
     
   
L'art ne peut être qu'une perception de soi-même. La Réinstallation une réinsertion du moi.    
   
Une abstraction réelle s'inscrit dans une fabrication, une reconstruction, une Réinstallation. La modifications des symboles, la réinsertion des champs de mémoire, des fragments, établissent de fait une création inédite.    
       
         
  La Réinstallation par sa reconception, se doit de créer une nouvelle "image", une nouvelle intrigue, une nouvelle perception. Une création abstraite fait office de miroir, la création peut se regarder elle-même.      
   
Une Réinstallation est une nouvelle machine à illusion. Les idées sont toujours dans les étapes de transformation. C'est plus une position de rupture que de réformettes.    
       
   
La Réinstallation opère dans une position esthétique extrême l'inversion entre l'apparence et la situation. C'est la relecture systématique du "ready-made".

 

 
       
 

 

 
L'injonction de toute modernité est "mutation". La création, la Réinstallation se doivent d'illustrer cette exigence.     

C o u p d ' œ i l . . .

 
Une reconception est un intervenant actuel et, se doit de réinventer l'invention. Une réinstallation n'est pas un assemblage. "Animation" Tress-Art"  
      "Animation" Loft-Art"  
  La Réinstallation peut se permettre une lecture rétroactive, ( flash back ) de l'épilogue vers l'original et vice-versa.   "Animation" Stew-Art"  
  "Animation" Shape-Art"  
  Une Réinstallation ne consiste pas simplement à passer d'un concept à un autre, mais d'élaborer surtout un renversement de perception. "Animation" Défrags"  
   

I d e n t i f i e r . . .

 
  Tress-Art  
  Loft-Art  
Stew-Art  
et ... [ Suite ] ... les manigances de la création... Shape-Art  

 

Samp-Art  

Kit-Art

 

 

Défrags  
     

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